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01/06/2007

Du Champ Vivant. 2

Les bipèdes cérébraux ont inventé des histoires à dormir debout auxquelles ils croient fermement. Ils ne savent ni ce qu'ils sont, ni ce qu'ils font ; ils se démènent dans cette espèce de ratage qu'il ont inauguré sur Terre, cette cruelle mascarade d'attractions et de répulsions, de vues conditionnées, étrangère à la source vivante qui les relie à leur être fondamental. Malgré leurs dictionnaires, leurs banques de données, leurs sciences, ils ignorent tout de la vie, de la nature réelle des arbres, des plantes, de la sensibilité des animaux qu'ils maltraitent, et même du monde minéral qu'ils exploitent sans vergogne, et plus subtil encore, des phénomènes synchronistiques dont l'insouciance leur donne l'illusion de l'inconséquence de leurs pensées et de leurs actes . Ils ignorent le sens du mot : amour, la réalité vivante de ce mot, son vivant flux, qui n'a absolument rien à voir avec les images romantiques ou sexuelles propagées qui encombrent les esprits. Leur parcours d'existence se déroule au cinéma de l'affiche personnelle et ceci est devenu un gigantesque mythe, un culte titanesque rendu à la gourrance et à la dépendance. Ils défendent leurs soi-disant rôles dans ce film où ils n'auraient jamais du s'investir, où ils se perdent continuellement dans le chaos de leurs fabrications mentales, bref : dans la dimension virtuelle qu'ils ont fini par instaurer : réalité concrète. Ils rêvent ce qu'ils s'imaginent une destinée, dans cet entortillement, ce cantonnement misérable, affublé de toutes les damnations, programmé au suicide. Ils transportent partout ce masque, cette prétention de la "persona", derrière lequel ils protègent la crotte, ce qu'ils croient posséder et qui les possède. TumTum les appelle "homminiens" parce que l'homme, l'être véritablement humain, n'est pas encore né. On s'en aperçoit tous les jours à l'écoute des nouvelles du monde environnant (qui en dernier ressort se situe en nous, nulle part ailleurs). L'homme n'est jamais né sur Terre ; c'est une propagande. Tout ce qui transparait de leur histoire, c'est la barbarie, la brutalité, la soif de pouvoirs et les stratégies d'asservissement. Leur technologie est toute-puissante ; ils ont "gagné" la possibilité de détruire la planète, ce qui est largement en cours de réalisation. En réalité rien n'a jamais été "entre leurs mains" ! . Les homminiens se sont toujours montré problématiques, fabriquants de "problèmes" là ou il n'y en avait pas, leur donnant corps, les pétrissant, les définissant comme tels. Les vieux arbres savent parfaitement cela. Regarder les choses avec la ressource de leur tranquillité silencieuse ne viendrait plus à l'esprit des homminiens, non, ils en ont la trouille; ils ont besoin de spectacle, de divertissements, ils s'emmerdent à tourner en rond dans le monopoly des prestations de services uniformes; ils ont besoin de qualifier, de plaquer des mots, de projeter des images, de se créer encore des fantasmes, de tuer, de s'entretuer. Ils ne laissent plus la moindre chance aux choses d'apparaître "différemment", hors du pensé, du "prospect". Au fond d'eux-mêmes, ils se croient foutus, voués aux punitions de leurs foutus "livres saints". Le Vivant sacré, ils ne le voient plus. Ils sont engagés dans une spasmophilie de la forfaiture. C'est la guerre, à l'extérieur comme à l'intérieur, jusqu'à ce qu'on réalise que tout le bordel provient de soi, de sa façon de voir les choses, de la couche qu'on trimballe !... "- Si les hominiens savaient que nous sommes conscience de tout ça" fait remarquer au passage un papillon à l'arbre-oeil, "ils nous mettraient le pied dessus ou nous enfermeraient dans une boîte !...." Que croyez-vous qu'ils font d'autre ?. Vous êtes témoin comme moi de leurs exactions. Ils vous épinglent au mur et s'imaginent avoir ainsi fait votre connaissance. Ils "montent tout ça en épingle" comme on dit, font de la pub, vous laissent croire qu'en votant, vous existez, que leurs boniments existent, qu'une société hominnienne existe bel et bien et qu'il est possible de réformer ce qui ne va pas. Ils ne font qu'assister en permanence au drame de leur obnubilation atavique, de leur constipation de l'être, de leur refus de voir les choses telles qu'elles sont, avec la nudité que l'on est. A poil intérieurement ! En toutes circonstances !. Dans cette phénoménalité éclairante de la Nature, le présent qui nous est donné se suffit à lui-même. L'instant contient en lui une non-temporalité absolue qui nous met à l'abri de toutes ces mises-en-scènes catastrophiques que les instances phénoménales pourront produire à tire-larigot. Nous autres les arbres, nous ne sommes plus pour le cerveau homminien que de vagues symboles écologiques, des affiches de pub !.

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