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06/06/2007

Le ROUGE et le BLANC ou l'intériorité du COUPLE.3

LE ROUGE ET LE BLANC OU L'INTERIORITE DU COUPLE. 3 Ayant précédemment souligné que la femme-feu ou Déesse rouge est essentielle à la fille, cette abdication que nous venons d'évoquer ne peut être saisie intellectuellement ; la logique y verrait probablement l'énoncé d'une exclusion de la femme, interprétation à partir d'un entendement personnaliste ou reposant sur un dogmatisme considéré comme infranchissable alors que cette abdication témoigne d'un pur instant de grâce dans l'Etre intérieur éveillé en nous-même, une vision d'amour, en laquelle se ressent qu'en tout être subsite un noyau inaltérable, où les lois du Monde manifesté sont en cet instant suspendues. Cette vision non-duelle illumine les ressorts les plus profonds de la fonction des grands mystères. A ce stade ultime se résout entièrement la dichotomie qui sur le plan relatif divise encore en conflit idéologique la notion d'"être" attachée aux concepts de l'homme et de la femme. De part et d'autre en effet, au cours de ces dernières années, s'est manifestée cette affirmation inepte que "la femme est et l'homme devient" et inversement que "l'homme est et la femme devient". Cette joute idéologique stupide, cautionnée par des esprits par ailleurs ouverts et doués de raison, semble pourtant fort éloignée de l'éthique qu'impose l'approche de cette intériorité en gestation qui est en train de se vivre spirituellement et humainement. Il nous faut laisser de côté toute objectivation pour accueillir notre être total qui n'est ni l'homme ni la femme, qui échappe à ces définitions, ce qui n'empêche nullement de vivre joyeusement sa féminité ou sa masculinité, ou les deux. La majeure partie de l'humanité demeure sous l'emprise du schéma réactif qui procède de la confusion entre image-de-soi et être. Avant toute image, TumTum attire notre attention sur ce qui prime : être soi - être ce que l'on est, bien avant de se prendre pour homme ou femme, ou quoi que ce soit d'autre, être ouverture à l'inconnu . Dimension sans forme, transcendant toutes les dimensions du manifesté et se rappelant à nous à l'arrière-plan de l'anecdotique. L'état du monde environnant en dépend. Vis-à-vis de l'être que nous sommes, l'homme et la femme sont des images, des expressions dans la conscience ; leur existence se situe à l'intérieur de l'Etre global, indéterminable. La physique qui accentue l'objet perçu se place toujours dans une situation qui la rend incapable d'observation réelle. L'ego alimente sa survie à l'aide d'images. Lorsque nous regardons les situations en nous passant de son intervention, de toute image ou désir d'un "moi", l'observateur et l'observé ne sont plus là. Dans cette absence, il y a référence directe à la présence de notre Etre réel. Les bouleversements que nous renvoient la mondanité contemporaine sont l'expression d'une dénaturation. Les simulacres que propose le monde virtuel engendrent de nouvelles peurs et de nouvelles maladies affectant la perception sensorielle. Le postulat ontologique de l'intelligence artificielle est un égarement parce qu'il ignore le Relié. Il repose sur la vieille contradiction qui oppose la connaissance à la vie immédiate, et traduit le renoncement à interroger, à explorer l'Être, démarche par laquelle cette contradiction se résout en soi-même; ce postulat appartient encore au fantasme masculin réfugié dans une fabrication ex nihilo, à partir de la technique, censée répondre à une formulation suggérée par l'histoire de la métaphysique. On aperçoit déjà un échantillon des conséquences qu'entraîne l'utopie cybernétique, lorsque l'on "revient sur terre" après une incursion dans ces machines qui éliminent l'Autre (en fait: le Soi), tout en renforçant un sentiment de confort personnel extrêmement factice. Toute cette instrumentation fait injure à la poésie vivante. Elle se fonde sur la simulation; c'est une insurrection qui dissout l'expérience humaine naturelle, qui exclut sa sensibilité, sa vulnérabilité, sa dignité. Elle tourne résolument le dos à la "Materia Prima" en renonçant à la perception naturelle jugée insuffisante, défectueuse; elle voudrait priver l'être de la valeur révélatrice infuse en lui, du champ du Relié, comme si les leçons de la vie nous agaçaient prodigieusement et que nous voulions en régler nous-même le cours par le biais d'une modélisation dilettante. On peut se demander vers quel "hygiénisme" conduit la sexualité virtuelle censée résoudre tous les problèmes biologiques (contaminations virales) et psychologiques (fantasmes illimités expérimentés dans l'hyperréalisme sensoriel d'un univers entièrement virtuel). Les rêvasseries fantasmatiques que sont les produits de la nouvelle technologie "virtuellement matérialiste" cherchent à éliminer le dualisme en ignorant ce qui EST, et ce qui va assurément émerger, un jour ou l'autre, réduisant à néant tout cet arsenal manipulateur. Il y a quelque chose de criminel dans l'expérimentation actuelle qui vise par tous les moyens à prolonger l'existence, à se passer de la femme, à créer "in vitro", à cloner les espèces, à transformer chimiquement les aliments, à refuser le corps, à manipuler l'esprit, à exclure l'âme. La société moderne à travers ses produits publicitaires, fait l'apologie de caricatures d'hommes et de femmes, les projetant en stéréotypes. On peut dire que ce que l'on entend aujourd'hui sous le concept "la sexualité" est passé hors-la-vie, et se confond avec n'importe quelle production manufacturée, destinée au marché de la consommation. La chair associée à de la matière plastique se transpose dans le virtuel en 3D nanti de périphériques tactiles ; déjà Ovide racontait dans ses "Métamorphoses" comment Pygmalion en arriva à façonner de ses propres mains un corps féminin idéal en ivoire afin de s'éviter les "désagréments" de la rencontre avec des personnes humaines. La compulsion, c'est le défoulement d'un ego saturé de tensions, qui inaugure le "marché" de l'exigence du "consommateur", qui instaure le "tourisme" sexuel et le débondage généralisé d'une libido tant vantée par les psychanalystes et qui prêtait à sourire avant que ne se multiplient les actes de violence et la folie des moeurs contemporaine qui passe pour une abondance civilisée. La culture descendue à ce stade d'exploitation des bas instincts est le signe d'une crise avancée. Le contresens était déjà présent dans l'expression "faire l'amour" - L'amour EST - trahissant déjà cette compulsion. Tout ce qui participe du faire se situe aujourd'hui dans une frénésie stigmatisée du principe de nourriture, ingestion et excrétion d'une Matière que nous n'avons pas su voir avec le coeur. Comment peut encore s'exercer la sensibilité à la célébration de la conscience dans l'instant unique qu'un tel évènement (faire l'amour) transporte en lui-même ?... Ce ne sont ni les stéréotypes actuels de l'homme et de la femme, ni le réalisateur de films pornos qui la vivent et la font rayonner.

19:50 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

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