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19/07/2007

ROCK'N'ROLL, BLUES, ET CONNAISSANCE DE SOI / 2

Le Rock'n'Roll pas plus que le Blues ne sont des musiques "du diable-incitant à la violence". Ça, c'est le mensonge du journaliste à la recherche du scoop de mauvais goût, du drame sensationnel, qui voit les choses à travers le filtre de sa propre veulerie, traquant partout la "face cachée" du mal qui s'est emparé de lui et en fait un instrument, en l'habitant de cette forme de sadisme, de la même manière que le raciste dans son univers sclérosé juge tout ce qui lui semble étranger. Aucun négoce, contrat, aucune réforme n'est "possible" face à un tel dysfonctionnement ayant étendu partout ses ravages.Sur Terre à l'heure actuelle, nulle situation, évènement même restreint au cercle famillial, n'est à l'abri de la psychopathie que distille la pourriture de ce que Krishnamurti appelait le " vieux cerveau". Le lâcher-prise est l'unique solution. Cela arrive tout seul quand l'intelligence de la Vie fait son oeuvre, lorsqu'elle ne rencontre plus d'obstacles à son émanence, mais ça se complique quand l'individu ou l'esprit individuel s'interpose, prend parti, s'accroche, revendique, se laisse entraîner à la violence, sous quelque forme que ce soit. Mais la non-dualité fait appel à une maturité. Nous devons tout d'abord nous connaître dans la présence d'être que nous sommes. C'est là un point essentiel. Mourir à nous-même c'est à dire à tout ce que nous ne sommes pas, à ces saletés d' identifications fragmentarisantes, ces revendications d'appartenances qui excluent. Nous devons faire face à nos peurs, faire table rase de tout ce fardeau de mémoire, la "vieillerie hominienne" pensante, démagogique, qui voudrait se prolonger indéfiniment et cherche des complices. Nul chemin à parcourir pour être ce que je suis, fondamentalement, libre de toute expérience, de toute mémoire, de toute illusion de devenir, libre de la pensée et de son contenu, seulement présence-conscience silencieuse, cette aptitude oubliée en chacun de nous, enfouie sous les décombres de tout ce qui voulait prétendre à l'existence. Là il n'est plus question de races, de couleurs de peau, d'histoire (en minuscule ou en majuscule) et même de culture ou de comparaisons. Il n'y a personne pour évaluer, sélectionner, choisir, émettre des opinions ; c'est la Rencontre avec l'harmonie. La nature ne cesse de nous rappeler cette réalité sous-jacente. Lorsque le regard laisse tomber toute idée de saisie (toujours sous-tendue par cette idée de séparation), lorsqu'il n'est plus tendu, défensif, et qu'il se retourne vers la conscience qui perçoit, le véritable "chez soi" de chacun d'entre nous, l'unité se révèle comme unique réalité, ramenant automatiquement à la joie que vous êtes. Cela n'appartient à personne, à aucune "organisation". C' est inobjectivable et n'a besoin d'aucun agencement de promotion. C'est antérieur à la pensée d'être, et non localisable. Dans la dimension de la Joie, n'existe aucune lubie d'entité fragmentaire, aucun nom ni label à faire valoir, et du même coup aucune dépendance. On se tient à distance des impulsions portant à rejeter ou à agripper. Le champ s'élargit, s'épanouit. Il n'y a que la Vie. Cette découverte fondamentale ne peut être rencontrée qu'en nous-même, habitée sciemment, dans sa réalité sensible la plus immanente ; elle est sans désir, sans souffrance ; elle est déjà comblée. Tout ce qui s'amorce en tentative de surimposition est immédiatement perçu comme résidu de la vieille psychopathie, et on ne va plus entrer dedans; on le laisse mourir, disparaître définitivement. Des peuples "primitifs" ont habité cette conscience pérenne, et nous ont légué génétiquement cet héritage universel, que chacun par intuition a la possibilité de découvrir en lui-même: être réellement présence, écoute, attention. Nous n'appartenons pas à ces structures de l'Histoire qui ont divisé le genre humain et causé tant de massacres. Si nous vivons encore dans les enregistrements, avec tout ce show-bizness qui excite le cerveau et nous éloigne de notre humanité présente, c'est que l'ouverture que nous sommes est encore voilée. Nous nous prenons encore pour je ne sais quoi, prenant les devants, croyant piloter, jusqu'au moment où nous serons confrontés à nous-même, sur le point de quitter ce monde. Nous serons ramené sans ménagement à cet instant que nous avons toujours fui. Nous sommes tellement frustrés de cette Rencontre hors du temps et de l'espace qui commence par nous-même, que nous sombrons dans le fanatisme le plus aveugle dès que quelque chose de stimulant vient nous réveiller de notre torpeur. Nous accaparons en fait tout ce que nous sommes destiné à restituer sans nous apercevoir de ce manège qui nous laisse croire que nous puissions tenir quelque chose entre nos mains. Au plus près de nous-même, la conscience qui perçoit attend notre reconnaissance. La lumière est sans coulisse. Il n'y a aucune issue. Lorsque l'on voit que tout est donné, et que le seul "langage" est l'amour, on ne peut que rendre grâce.

20:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

ah oui au fait... il est bien ton blog.
@+

Écrit par : Le glôde | 25/07/2007

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