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28/07/2007

NON-DUALITE & ROCKABILLY

En cette saison où quantité d'internautes ont "mis les voiles", comme dirait Cavallo, TumTum a consacré plusieurs journées d'affilée à surfer sur la toile afin d'avoir un aperçu de ce qui s' y reflète dans les blogs et sites faisant référence aux termes : "non-dualité", "méditation", "présence-conscience", etc... de même que parallèlement, Cavallo a entrepris une exploration minutieuse des blogs et sites (beaucoup plus nombreux) ayant pour thème le "Rock and Roll 50's", le "Rockabilly", le "Jump-Blues", etc... Leur constatation se résume ainsi : il y a énormément de VITRINES, et très peu d'espaces vivants, animés, faits d'échanges humains, de dialogues. Sur ce point, le Rock'n'Roll réunit volontiers de petits clans aux seins desquels on sent une passion pour les mêmes "idoles", le même genre de musique, mais ça reste toujours limité voire inexistant au niveau des échanges d'informations disons : "culturelles", à propos de ces musiques. On se salue, on se congratule, on multiplie la figuration, la collection d'images "mythiques" stéréotypées, mais très peu vont jusqu'à exprimer réellement ce qui motive leur passion, à l'aide d'anecdotes vécues, ou en proposant des forums permettant d'échanger leurs connaissances. Un bon point tout de même pour les amateurs de Rock'n'Roll qui font acte de présence, montrant que cette musique n'est pas morte. Allez, en passant, un petit "tuyau" de Cavallo pour ses potes les amateurs de vrais morceaux de rock'n'rolls, historiques et déménageants : le site http://thehound.net, une "mine d'or à ciel ouvert" !. Maintenant, pour ce qui se rapporte au sujet de prédilection qui intéresse TumTum, on observe une assez récente recrudescence de "vitrines", là aussi, dans le domaine de la spiritualité (hors confessions religieuses spécifiques) mais ce n'est pas vivant !... Le même phénomène compulsif y réapparaît, à l'aide de collections de citations "spirituelles", de belles photos de la nature, parfois agrémentées d'une musique de relaxation, tout un décor "zen", chacun se fait son petit aquarium d'idéal de la sérénité, sorte de glacis dans lequel TumTum ne voit qu'une certaine bondieuserie ego-spirituelle, tout à fait stérile. Là aussi, des habitués, toujours les mêmes, s'échangent respectivement des formules polies. "Mais nom-de-dieu ! s'exclame TumTum qui ne rechigne pas à jurer quand il le faut, il n'y a AUCUN dialogue vivant dans ces blogs ! Aucune ouverture à l'écoute de l'autre !... On y encense La Vie, la Beauté, et il n'y a AUCUNE VIE ! C'est de l'aquariophilie de grenouilles de bénitiers, zen, écolos ou autres !". On devrait commencer par là avant de proférer des images de Buddah ou des citations, que ce soit de ce Rajneesh et autre Baleskar (pseudo -"gurus" notoires !) ou même de Jésus, Lao Tseu ou Ramana Maharshi. Et puis il y a aussi ce site d'un magazine trimestriel vendu en librairies, qui fait autorité, se voulant "Revue Humaniste" (Science- Art - Philosophie de l'Homme en devenir), par la qualité des articles et du discours de ses intervenants (scientifiques, artistes, éveilleurs, psychothérapeutes, sages de l'Inde, etc...) mais sur lequel le forum internet est lamentable, investi par les chamailleries de petits egos spirituels se mesurant en permanence, véritable dégringolade qu'a bien du mal à gérer un animateur "new-age" qui s'avère plus proche du moniteur pour colonies de vacances que reflet révélateur du guru en soi. TumTum ne parle pas des sectes, car il y en a aussi, bien sûr, sur internet, qui utilisent ce mot : "non-dualité", pour amener à leurs visions structuralistes fantasmatiques, hiérarchisantes et propagandistes, faciles à repérer. A toutes fins utiles, un rapport de 42 pages est consultable sur le site fiable : www.inner-quest.org sur les critères d'inauthenticité des pseudo-gurus ou prétendants spirituels. On est loin des forums ouverts jadis par Jean-Marc Mantel, sur le site "soupir.org" qui fut innovateur du "web-satsang", ou sur son propre site. Là, réponse éclairante était offerte à toute question, tracas, interrogation, au plus près de la conscience qui nous habite. Ces forums étaient vraiment "révélateurs", verticaux, sur la longueur d'ondes de la dignité d'être humain. Demeure toujours (mais pour combien de temps ?) l'excellent site encyclopédique et admirablement bien documenté, du philosophe Serge Carfantan (sergecar.club.com) qui est une merveille d'intelligence qui ravira les chercheurs. A part ça, TumTum ne voit pas grand chose de nouveau pointer sur le web. Il se soucie des amateurs de Rock'n'Roll qui bien souvent sont timides et méfiants sur les sujets qui l'intéressent (ce qui n'est pas le cas de Cavallo, de Big Joe, et d'un certain petit nombre d'entre eux pour lesquels le "Tao Te King" de Lao Tseu est reconnu comme éclairant), défendant leur athéisme avec une ferveur intégriste et redoutant leur manque de discernement ou leur épaisseur de jugement dans les domaines de la sensibilité et de la reconnaissance du vrai. C'est là le travers "machiste" de qui s'en tient à l'image restreinte d'un "soi-même" que véhicule indirectement, sans le faire exprès, tout l'aspect mythique hollywoodien du Rock'n'Roll, mais la vie de tous les jours n'est pas le cinéma que l'on peut se faire, elle a une âme; elle vous le montre un jour ou l'autre. En dehors de tous les clubs de "surmoi" où on se la joue, il y a l'excellence vivante de l'âme-itié, et cela, dans votre vie, en dehors de tous les chapeautages religieux, fédérateurs, sectaires précisémment, sans relent de réchauffé ni nécéssité fédératrice. C'est le direct avec la Beauté. Et quand nous en serons tous là, nom-de-dieu quelle bouffée d'air frais !...Quel enthousiasme communiquant en circulation libre !... (Ça existe déjà, mais chut !... les résidus malveillants du vieux cerveau, qui n'acceptent pas de disparaître aussi facilement rôdent à l'affût de mauvais coups). Sachons les accueillir en toute plénitude sans cause. TumTum

17:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

24/07/2007

RIEN DE GRAVE A LA POINTE DE GRAVE / 2

(CECI EST LA SUITE DE LA PREMIERE PARTIE FIGURANT EN ALBUM-DIAPORAMA sur le TumTumBlog :) / Ici, sans que cela soit balisé, c'est un espace non seulement naturel mais naturiste. Au cours des jours suivants, entreront dans le champ : la Sirène aux seins nus marchant comme la Reine de Saba, Adonis, la queue ballante, serrant bien son petit cul, une femme en robe d'été croisant un petit satyre rondouillard, et quelques campeurs-randonneurs d'inspiration scandinave. Retournant vers l'embarcadère, je constate que je suis le seul à marcher à pieds. Ils ont tous des véhicules, vttt ou bagnoles, à part ces adeptes du jogging, suant et soufflant tant et plus, prenant le sentier ombragé à la lisière de la pinède pour un terrain d'exercices. Je m'affale devant une bonne bière bien fraîche dans la cour d'un café en attendant l'arrivée du bac. Tous mes voisins sont habillés à l'identique; le t.shirt de l'un porte le même motif que le short de l'autre; on dirait les uniformes d'une colonie de vacances. Je me souviens qu'un matin, sur le bac, un gamin remarquant que je n'étais pas vêtu dans cette tenue, avec mon jean et mes godasses de marche, s'est tourné vers son père, intrigué "Qui c'est ?...un poète ? un poète ?... c'est un poète ?". "Oui !" lâcha son père à voix basse voulant le faire taire. Je m'étais aperçu que j'étais l'un des rares passagers inoccupé, tout le monde faisant fonctionner appareils photos, caméscopes, surveillant les mômes, les sacs... Après un demi-tour sur lui-même, le bac s'éloigne de la Pointe au crépuscule. Des nappes d'étoiles argentées dansent sur les vagues. Je me suis attardé devant une daurade dans le port, observant l'étrange rapport qu'on ces badauds avec les cartes de menus affichées sur pieds, dans la rue. Toujours sur la défensive, bourrés de tics, certains exhibent leur poitrail comme un bouclier avec l'air de dire: "si tu m'cherches; tu vas m'trouver!". Et ça photographie, et ça tripote son et images, "J'existe ! moi, j'existe !...J'ETAIS là ! " toute cette compulsivité impose ses projections dans l'album-photo ou sur l'écran ; "J'étais là, face à ce plateau de fruits de mer !" et les mômes gesticulent, braillent. "Thomas! Thomas! tu vas l'avoir ta paire de claques !!!". Sur le papier d'emballage du sucre est imprimé : Ludwig VON BEETHOVEN (1770-1877) compositeur allemand SUCRE POUDRE Béghin SAY. Le sucre a fondu dans le café et je n'ai entendu ni la 5ème ni la 9ème. Ça aurait pu !... Sous peu, on se penchera sur les panneaux annonçant des promenades en mer afin de détailler les programmes musicaux d'accompagnement, les conducteurs de bateaux se transformeront en disc-jokeys, rivalisant au hit-parade. On s'emmerde tellement !... Un peu plus loin, au coin de la fontaine de la rue piétonne, entourée de ces réverbères globuleux qu'on voit dans tous les endroits similaires, il y avait un orchestre de dixieland jazz. J'en voudrais toujours à ce pousse-café dixieland pour guinguettes à viennoiseries, extirpé à la Musique Noire, l'abrupte et la jaillissante, la vraie, celle du chant et du cri, et non cette turluterie colonialiste pour zozos !... J'ai pris un raccourci, traversant cette plage poussiéreuse et là, à pleine puissance, envahissant tout le front de mer, voilà que jaillit l'un de ces refrains abominable comme j'imaginais qu'il n'en existait plus, style tube-de-l'été/amours de vacances. Salauds ! ...salauds ! j'ai marché vite, dans la direction opposée d'où venait la diarrhée et me suis retrouvé dans ces rues d'arrière-plan, désertées, qui conduisaient à mon hôtel. J'ai pris une douche, écri deux ou trois trucs et me suis endormi, ne songeant plus qu'à gagner au plus vite l'embarcadère, le lendemain matin après le petit-déjeuner, mettre les pieds sur ce bac qui traverse l'estuaire de la Gironde, et aller retrouver les mouettes, les libellules, et un peu d'air frais. Ecrit en 1995, illustré de trois dessins au feutre. Le Diaporama illustrant la première partie du texte a été réalisé en juillet 2007 à partir de photos prises en 2001 où je suis retourné sur les lieux. Espace littoral encore préservé des foules et des habitations, que j'avais repéré en examinant minutieusement tout le tour des côtes de la carte de France, la Pointe de Grave, aux "baignades non-surveillées", où l'on risque la disparition de soi-même dans le silence des pins et le ressac du rivage, est restée dans mon coeur, et malgré la proximité des zoulous (que les assidus du TumTumBlog ont vus figurés dans le dessin du "Schmolldu" et la b.d.: "Un sunpiss dans la sierra") comme un souvenir sacré, un cadeau du Ciel, un clin d'oeil de mon IMMENSE TRANQUILLITE. / TumTum.

13:29 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

19/07/2007

ROCK'N'ROLL, BLUES, ET CONNAISSANCE DE SOI / 1

Si l'on me demande ce que représente à mes yeux Elvis Presley (des débuts), disons : le Rock'n'Roll des années 50, je répondrais sans hésiter : le Blues !... Le blues des Noirs qui a trouvé un retentissement chez les Blancs écoeurés d'une société piégée dans les mauvaises habitudes de la pensée, de l'ordre conservateur, société confiscatrice des valeurs humaines les plus sacrées telle que la vie intérieure - d'ou le rêve commun des peuples, toutes races confondues, d'un socialisme au visage de connaissance. Mais il nous faut d'abord nous connaître en tant qu'être de présence consciente, non restreinte à la personne, à un clan, à une race, cesser de tricher avec soi-même à l'aide de prétextes d'emprunt, nous respecter intégralement, nous entraider, cesser de vouloir dominer, diriger, exploiter... C'est un travail de chaque jour, une vigilance de chaque instant. Officiellement, a cours le discours de la bouffonnerie qui est celui de tous les attachements et des compromissions qui distraient de la qualité de présence au monde, à soi, à l'être. Programmation empoisonnée, toujours centrée sur l'ambition qui est perversion de l'expansion, récupération, la compétition, la lutte, la cupidité, l'avidité personnelle, les pouvoirs, le compartimentage et la division instigatrice de l'état de guerre. C'est une vieille marotte, obnubilation de vieux singe empêtré dans un mécanisme qu'il a peur de voir en face, une fois pour toutes. Le matérialisme ne supporte pas la pauvreté, le non-conformisme, la poésie, et son système compétitif peu soucieux d'authenticité et d'honnêteté favorise toutes les tricheries. La lettre récente du Bluesman Chick Willis publiée intégralement sur son site MySpace et traduite en partie en français dans le magazine "Soul Bag" dénonce cette injustice dans laquelle le Blues, création musicale Afro-américaine est aujourd'hui récupéré par des blancs sans scrupules, sans respect pour le Peuple Noir qui a créé cette musique en la vivant très durement, ne songeant qu'à amasser des dollars avec le mot: "Blues". Antonin Artaud écrivait il y a plus d'un demi-siècle : "Nous sommes dans un monde et une vie de tartuffes, et une société d'anciens affranchis, qui n'ont jamais eu qu'une idée en tête : se dissimuler derrière un ordre terre à terre, où il est interdit à quiconque de dire qu'il y voit plus loin que le bout de son nez !". "En Amérique, le bluesman apparaît comme une énigme indéchiffrable ; il est le symbole de liberté, l'outsider qui dit : NON au système. Avec sa seule voix et sa guitare, il interpelle la presse, la télévision, et bien sûr, les pouvoirs en place" (Julio Finn "The Bluesman"). La "capitainerie" maffieuse n'offre plus en spectacle que des représentations, du déjà vu, déjà fait, se confortant dans ses larcins.. A contre-courant de la Vie, la momification des vieilles structures, nouées dans l'instinct de possession, la répétition jusqu'à l'agonie de ces idéaux de productivité et de consommation effrénées, porte-parole de l'artificiel conduit immanquablement à l'asphyxie, passant par tous les stades de la boulimie dont les médias actuels et les agaçants hobbies personnels moutonniers sont le reflet. Le mouvement "Beat" qui prit naissance dans les années 60 résulte d'un phénomène social global de prise-de-conscience, qui rompt avec le carcan démagogique de la technocratie et son langage publicitaire et politique, explorant l'aliénation occidentale à l'aide de voies de connaissance de soi connues depuis des millénaires en Inde et en Asie. L'Advaita Védanta, le Tch'an (d'où le Zen tire son origine), le Taoïsme, offrent une approche plus harmonieuse et plus réaliste que celles de la psychologie scientiste occidentale. Le Blues, ce chant issu de la condition d'esclavage, se reflète dans la frustration, la contrainte conditionnée de "perdre sa vie en la gagnant", ces nouvelles formes d'exploitation de l'homme par l'homme venant de l' "Economie". Son extension sous forme de "rock'n'roll" vient battre en brèche cette caricature d'être que modélise l'individualisme forcené, cette immaturité, ce modèle d'imposture, d'égocentrisme qu'érigent les sociétés de l'homme Blanc occidental, convaincu que ses idées sont enviables et que quiconque ne les admire pas est un "sauvage" ou un "ennemi". "Mon grand-père ne cessait de me bassiner avec mon nom de famille. Ce nom de Boyd n'est rien d'autre à mes yeux qu'une identification, exactement comme mon numéro de sécurité sociale. Je n'éprouve aucun respect pour ce nom-là. Je ne suis aucun Boyd, mon vieux !" (Eddie Boyd, bluesman) Le social ne supporte pas que tu puisse être poète, que la vie qui t'anime soit enracinée dans la poésie pure, dans cette aventure faite de lumière et d'obscurité du maintenant qui dépasse ses compétences, ses cadrages artificiels, ses béquilles conceptuelles. On s'est imaginé "pouvoir", d'une manière irreliée, en rupture humaine et cosmique. Comment ne voit-on pas la contradiction qui existe entre une superstructure et la base psycho-sociale sur laquelle celle-ci s'élabore en singularité "étrangère" ?. Tout l'univers médiatique encourageant à exister dans sa fantasmagorie hypnotique n'est qu'une exploitation gredine, assortie de mille compensations et tours de passe-passe. C'est une offense permanente à la Vie, envers toutes les formes vivantes, des plus proches au plus éloignées. Le temps est venu de cesser de vivre dans ces constructions mentales, toutes ces appropriations fallacieuses instigatrices d'une fiction individuelle et collective qui nous divise.

20:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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