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01/08/2008

AUX VISITEURS DU SOIR

Parmi les visiteurs du blog de Tumtum, il en est qui pensent fortement, tout en se gardant bien de déposer le moindre commentaire, que mes notes se résument à ceci: "JE VAIS VOUS MONTRER LA BONNE LIGNE A SUIVRE", ce qui apparaît comme une vive critique et même un reproche moral, un jugement si ce n'est un anathème. Comment le sais-je ? On m'en a fait part verbalement. Je reçois cela sous sa forme critique d'hypothèse contenant en elle-même son dénouement. Mais l'anathème qui se veut être un rejet sans appel des idées qui sont ici émises, rejet issu d'un rigorisme radical du concept de "réalité" qui n'hésite pas à humilier, à supprimer ce qu'il condamne, ne se demandant pas un seul instant de quoi cet objet banni, réprouvé, est fait, est authentifié comme la marque d'un virus. Les "réalités" bétonnées sont virales, cela peut infester notre champ de conscience, étouffer comme un mouchoir à chandelles la flamme de la révélation intime, tuer notre intériorité. Rien n'est réel en soi, à fortiori pour soi. L'espace et le temps se transforment selon la réalité telle que l'humain la produit dans le mouvement de l'esprit. Nous vivons parmi les hypothèses. Et l'extériorité spirituelle n'existe pas ; mais "l'âme - MOI - occupe tout le terrain, toute la dimension spirituelle" comme l'énonce courageusement Stephen Jourdain. Ce qui s'aperçoit en fonctionnement, dans notre société, c'est un phénomène d'obscurantisme prononcé, d'auto-censure individuelle qui interdit le dénouement de la pensée. Si nous formions vraiment une société humaine, nous ne nous nouerions pas dans ces rôles produits par la pensée. Nous serions notre ouverture vivante, instantanée, fin de la pensée. Mais oublions cette pensée qui relève de la croyance et faisons face au présent contexte qui est le champ d'expérience, dans lequel rien n'est à attendre, et où l'on peut s'attendre à tout. Ce que j'écris dans mes notes s'illustre chaque jour dans mon vécu. C'est un témoignage. Ici, le forum est ouvert au dialogue. Qui est Tumtum ? un personnage de bande dessinée ("Le rêve de la petite abeille" qu'il faudrait peut-être envisager de mettre en ligne, bien que le scan image par image, (préférable à celui des planches qui ne permettrait pas une assez bonne lisibilité) soit un peu fastidieux. Le nom de Tumtum est emprunté à celui d'un "géomètre" (plutôt géomancien) d'une lointaine antiquité: Tum Tum Al Hindi, dont la géométrie des "figures de sable" s'inspire d'un héritage humain encore plus ancien: le langage métaphysique des idéogrammes. Le jeu dispensé sur ce blog est une invitation à dépasser les points de vue bétonnés/bétonnants, à donner libre cours à la créativité spontanée, à la réflexion qu'elle entraîne, à favoriser la révélation, l'expérience libératrice. Prétention ? ...il s'agit d'un JEU !. Non pas d'un jeu de rôles ou d'un jeu de dupes, un jeu tout simplement, peut-être celui de la conjonction qui s'ignore, bien au-delà de l'expérience sensible et de toute explication. L'esprit est fait pour JOUER, et non pour servir à quelque chose, une fin utilitaire. Le critère d'utilité est sans valeur, je l'ai déjà dit. Joie de jouer, de réfléchir, sans intention ni calcul, sans idée préconçue. Unique accès à l'être. "Le sens du jeu ne se trouverait-il pas dans ces moments d'état de grâce où le "je" coïncide avec lui-même mais aussi avec les formes et expériences qui l'entourent et... jouent avec lui ?" (Jean-Michel Varenne, Zéno Bianu, Marc De Smedt : "L'esprit des jeux" - coll. Espaces libres, Ed. Albin Michel, 1990). A bons et à mauvais joueurs/entendeurs, salut !. Tumtum

Commentaires

Bonjour Phil,

J'ai encore besoin de relire ce texte, mais j'avais envie de relever ce bout de phrase : "L'esprit est fait pour JOUER, et non pour servir à quelque chose...". Qu'est-ce que c'est bon de lire ça alors qu'on nous serine le contraire en permanence ! Quand je pense à tout ce que nous pourrions créer si nous le laissions jouer librement, notre esprit... et comme nous serions heureux !

Je ne sais pas ce qui a motivé cette note, mais j'y ressens de l'amertume, ou de la colère. Et quand je lis ceci : "l'anathème qui se veut être un rejet sans appel des idées qui sont ici émises, rejet issu d'un rigorisme radical du concept de "réalité" qui n'hésite pas à humilier, à supprimer ce qu'il condamne, ne se demandant pas un seul instant de quoi cet objet banni, réprouvé, est fait, est authentifié comme la marque d'un virus. Les "réalités" bétonnées sont virales, cela peut infester notre champ de conscience, étouffer comme un mouchoir à chandelles la flamme de la révélation intime, tuer notre intériorité.", non seulement je te comprends, mais cela me rappelle trop situations vécues qui, justement, ont étouffé cette flamme en moi (ou ne lui ont pas permis d'apparaître).

Alors basta ! Au diable les critiques ! L'essentiel est de continuer sa route, surtout quand on se sent sur le bon chemin, quoi que les autres disent ou pensent.

Bises et à bientôt.

Ginou

Écrit par : Ginou | 03/08/2008

Coucou Ginou !

Grande joie de te revoir ici !. Cette note ne te concerne pas directement. Je t'aperçois plutôt parmi les visiteuses du Matin. Oui, le titre de ma note fait aussi allusion au film de Marcel Carné ("Les visiteurs du soir"), à ce grand classique du cinéma français dans lequel il y a le Diable, incarné par Jules Berry. Il n'y a pas d'amertume dans mon propos, sois-en assurée; j'accueille cette sorte de jugement hâtif, à courte vue, dans l'espace sain de la critique qui en elle-même contient son dénouement. Je n'ignore pas de quel dépotoir d'émotions hypertrophiées et de fausses certitudes peuvent prendre essor de pareilles "fatwas" (ces "visiteurs du soir"du Tumtum Blog qui essaient de se convaincre et de convaincre les autres que cet espace ne serait pas un espace de jeu, de rencontre et de révélation/révolution intérieure, qui tentent de lui inoculer la nocivité qu'ils portent en eux et doivent certainement vouer à pas mal d'autres choses dans leur entourage.
Ce qui nous réunit, ils n'en ont pas la moindre conscience. Ils en ont peur; ça leur échappe. Ils croient pouvoir saisir; ils sont hantés par cette idée de manipulation, adoptée en gouverne, et qu'ils projetent forcément chez les autres, en toute occasion, virus qui donne à cette méfiance une envergure dramatique, paranoïaque. Hé oui : quel gâchis !. Ce que tu dis au début ("quand je pense à tout ce que nous pourrions créer...") me fait penser à : "une si grande richesse dans une telle pauvreté" (Evangile selon Thomas).

Amitiés,
Phil

Écrit par : Phil | 04/08/2008

Et coucou Phil !

Alors tu serais un manipulateur, et moi ta pauvre victime (Ygraiken aussi sans doute) ? Ah bah alors, si on m'avait dit ça...

...Et pourquoi ne pas rejoindre ceux qui le pensent ? Oui, on pourrait dire que tu cherches à manipuler les personnes qui écrivent ici (ou qui ne font que lire, mais avec un esprit plus ouvert que celui de tes "visiteurs du soir").

La manipulation n'a pas toujours une connotation négative. Bien sûr il y a les gourous, uniquement intéressés par l'appât du gain et le pouvoir qu'ils peuvent exercer sur leurs adeptes, qui les dévalisent (si tu veux toutes mes dettes, je te les offre volontiers) et les détuisent, moralement surtout. Il y a les manipulateurs "néfastes" que l'on rencontre partout, moins dangereux, certes, mais dont il vaut mieux se tenir loin au risque d'y laisser trop de plumes.

Et puis il y a les personnes qui cherchent à faire bouger les choses dans le bon sens, qui veulent apporter du bien aux autres, et qui usent de méthodes diverses pour les convaincre qu'en agissant, en pensant autrement elles seront plus heureuses dans leurs vies. Dans ces cas-là, les manipulateurs sont à rechercher plutôt deux fois qu'une, et non à rejeter.

D'ailleurs, si nous y réfléchissons, ne sommes-nous pas tous des manipulateurs ? Ne serait-ce qu'en tant que parents, lorsque nous voulons faire comprendre à nos enfants que mettre les doigts dans une prise électrique est dangereux, par exemple, comment peut-on appeler ce que nous faisons pour les convaincre, si ce n'est "manipulation mentale" ? Cela ne fait pas de nous des monstres pour autant ! Nous agissons pour leur bien.

Alors, tant que tu me "manipuleras" comme tu le fais depuis quelques semaines, j'en redemanderais !

Bises

Ginou

Écrit par : Ginou | 05/08/2008

Bonjour Ginou,

"Manipulation mentale" ou vigilance, et amour ?... Tout ce qui ressemble à de la manipulation n'est pas beau. Il ne s'agit pas de convaincre non plus. Est-ce que vraiment, tu as l'impression, le moindre soupçon, que s'exerce ici une manipulation ?... Nous échangeons, nous faisons jouer l'esprit. Je ressens cela comme un espace de liberté, où peut se déployer la confidence, la réflexion, d'un côté comme de l'autre. C'est une belle rencontre, comme toute rencontre quand elle n'est pas faussée par une pensée calculatrice, manipulatrice, qui a tendance à se projeter en miroir sur autrui.Aujourd'hui, le mot "gourou" a pris ce sens que tu dis. Autrefois, cela voulait simplement dire : le guide en toi-même. Ce guide tu ne le rencontrais qu'intérieurement, et s'il venait à apparaître en reflet au fil de tes rencontres, celui-ci te renvoyait immédiatement à toi-même, à ton propre éveil, ne demandant rien et surtout pas qu'on le vénère en tant que personnalité "extérieure". Il te faisait comprendre que tout cet univers que tu vois est le jeu d'un foyer de lumière qui est ta véritable nature. En cela il n'existait pas hors de ton propre esprit puisque cette découverte n'avait lieu qu'en toi-même. C'est là un héritage de l'humanité qui a traversé tous les temps, enfoui sous le désastre de l'incommunication et de la guerre entre les hommes. Ce courant se passe d'un nom qui le réduirait aux travers idéologiques qui se disputent à la surface. Il est ce qui inspire la connaissance de soi, la recherche du Vrai; il est son expression vivante.
Ginou, dis-moi franchement si tu as l'impression que je te manipule, et si tel est le cas pour toi, il vaut mieux arrêter dès maintenant nos échanges, et laisser décanter ces vapeurs.

Bonne journée à toi !
Phil

Écrit par : Phil | 06/08/2008

Bonjour Phil,

Je me dépêche de te répondre pour essayer de dissiper le malentendu dû à mon commentaire d'hier. Une fois de plus je me suis mal exprimée, et une fois de plus je m'en suis rendue compte trop tard. Aussi je ne suis pas du tout étonnée par ta réaction. J'espère que tu voudras bien m'excuser, je suis trop souvent maladroite.

Ce mot "manipulation", dans ton commentaire précédent, m'a amusée. Jamais, justement, je n'aurais pensé te qualifier de manipulateur puisque je ne ressens pas du tout nos échanges de cette façon-là, au contraire. J'ai juste essayé d'imaginer quel genre de manipulateur tu pourrais bien être, puisqu'il semblerait que certaines personnes te perçoivent comme ça, à travers nos discussions. Ce qui n'est pas du tout mon cas, je peux te l'assurer, et je tiens à insister sur ce fait !

Pour moi aussi, c'est une belle rencontre. Il aura suffit d'un petit clic ; comme pour d'autres personnes qui m'apportent énormément depuis environ un an. Je ne sais pas si on peut dire que c'est le hasard, le kharma... mais je suis certaine d'une chose, c'est que c'est une grande chance pour moi de t'avoir rencontré (et il n'y a aucun soupçon de vénération dans ces mots-là !). J'espère que nos échanges ne s'arrêteront pas ici, que nous pourrons continuer encore longtemps à discuter comme nous le faisons depuis quelques semaines.

Ai-je dissipé le malentendu, et suis-je pardonnée de ma maladresse ?

Bises et à bientôt !

Ginou

Écrit par : Ginou | 06/08/2008

Bon, tout va bien alors ?. ...Je t'ai dit que cette note adressée aux "visiteurs du soir" ne te concernait pas, et que tu fais partie à mes yeux des "visiteuses du Matin". Entre temps, j'ai envoyé une réponse à ton dernier commentaire au bas de la note "Désertitude".
Bises et à bientôt,
Phil

Écrit par : Phil | 07/08/2008

Et oui tout va bien !

Mais ce que tu as écrit me fait rire : "Je t'ai dit que cette note ne te concernait pas", traduction : mêle toi de tes oignons ; "j'ai envoyé une réponse au bas de la note "Désertitude", en clair : vas voir là-bas si j'y suis...
D'accord, d'accord ! Puisqu'on me met à la porte d'ici, je retourne dans mon désert(itude) !

Et je me dépêche de préciser, avant de me faire tirer les oreilles, que ceci est une plaisanterie (bien que je ne dois pas être très éloignée du fond de ta pensée... lol).

Sinon, pour répondre à ton autre commentaire, j'ai encore besoin de le relire. Ce sera fait dans les jours qui viennent.

Bises ! à plus tard...

Ginou

Écrit par : Ginou | 08/08/2008

Oh! ta traduction "en clair" est un peu brusque, tu ne trouves pas ?. En précisant que j'avais envoyé une réponse sous ton commentaire de "Désertitude", je vous simplement te faire comprendre que puisque j'avais continué entre temps à te répondre, c'était parce qu'il était entendu en moi que j'acceptai bien volontiers la poursuite de nos entretiens; c'était sans rapport avec "va voir ailleurs si j'y suis".
Amicalement,
Phil

Écrit par : Phil | 08/08/2008

J'avais bien compris le sens de ta réponse, mais je voulais encore m'amuser à détourner tes mots en te faisant dire ce "va voir là-bas si j'y suis". Par contre, la première traduction ne t'ayant pas choqué, j'en conclue qu'elle reflète ta pensée (lol).
Allez, j'arrête sur ce sujet.
Bises et à bientôt sur Désertitude !
Ginou

Écrit par : Ginou | 09/08/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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