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27/03/2010

S'identifier est la seule erreur

S’identifier est la seule erreur, le seul « péché » ; c’est se prendre pour ce que nous ne sommes pas.

Jésus est venu nous éveiller à ce que nous sommes, à notre vraie nature qui est celle d’ Enfant de la Vie qui est Une. Cette filialité étant celle de l’Origine, du « Père », la Conscience non-manifestée s’étant engendrée d’Elle-même, à fin de connaissance.

Marie-Madeleine et Thomas ont entendu, mieux que certains de ses apôtres qui ont fait du témoignage de Jésus une religion, et pire : une administration. Tous les ministères auront toujours les mains sales, parce qu’ils dépendent d’une autorité de re-présentation qui pour subsister se sert de l'objectivisme dont elle façonne la matière apparente, soit en se transformant, en écoutant, soit en se repliant sur elle-même, en harcelant, en censurant, en uniformisant et défendant ses limites, tout cela au nom d’idéologies.

Tout comme Ibn Arabi, Jésus attire l’attention sur notre responsabilité de « régence », d’Etre notre totalité, notre nature fondamentale, « en yoga », le deux étant contenu dans l’Un comme mode d’Imagination créatrice, avant la formation de toute chose, le Royaume est « en nous ». Lao Tseu, Çankara, et plus près de notre époque : Nisargadatta Maharaj, Jean Klein, ont évoqué la même Présence de notre vraie nature, le Soi, précédant toute chose.

Tout ce que j’ai pu croire être, en rêvasserie, n’a aucune réalité d’existence, n’est que vent, bluff… Mon moi réel est sans forme, hors du temps et de l’espace ; il est « non-né », et le passé et l’avenir de même que toute « re-présentation mentale » , objectivation, n’ont pas de place dans l’attention qui se donne au présent.

Ainsi, la « religion » (la véritable reliance) n’est autre que de s’apercevoir, de prendre conscience, de la réalité intime de mon être fondamental , relié à la source de tout ce qui apparaît et disparaît, à l’écart des mots, de la pensée discriminante, des images, de toute prétention « re-présentative » (se surimposant à ce qui se présente comme une traduction censée l’imager, la « récupérer »), a l’écart de cette confusion–séparation-sidération qui S’IDENTIFIE, venant surimposer une entité fictive, en imposture, née de mon esprit, croyance, altération, oubli de l’Esprit, de l’intuition, du miroir du cœur qui me ramène à la racine de mon être, ce point de lumière dont la nature est d’irradier spontanément.

Nous ne savons plus vivre au niveau de notre vulnérabilité, de ce qui s’éprouve en nous, à la première personne. Nous donnons notre adhésion à des automatismes de fuite, à des imageries. Nous réagissons d’une façon opiniâtre, chargée de frustrations, de mépris…Nous ne nous aimons pas !…Cette nudité, nous l’avons conspuée, oubliée, par nos prétentions. Nous sommes tellement embourbés dans cette hallucination matérialiste que nous nous sommes objectivés dans une histoire, adoptant son maquillage, ses effets, ses manières… et formatés dans cette lubie gesticulante qui réduit tout à des objets, des produits, des étiquettes, nous nous oublions, nous prenant pour ce que nous ne sommes pas, hypnose dont savent profiter quelques histrions habiles sur la scène et dans les coulisses du grand banditisme du showbiz médiatique.

Nous ne nous interrogeons plus, intimement, lorsque nous sommes devenus la proie des croyances des idéologies, qu’il s’agisse de ce que nous affirmons être des « réalités terre-à-terre » ou bien des idéalismes identitaires. Nous apercevant que ces systèmes de raisonnements compulsifs dans lesquels nous nous identifions nous piègent dans le monde que nous percevons, en mettant l’accent sur une appréhension traumatique, traumatisée, traumatisante, non-réconciliée avec son essence, nous sommes ramenés à cette absence d'un quelconque "nous-même" qui est écoute totale, sans conclusion, ouverture à un espace révélateur, qui se révèle, organiquement, bien au-delà des truquages apparents et des langages de seconde main.

« S’identifier est le seul péché » - Extrait du « Je Suis » de Nisargadatta Maharaj :

« La vérité est simple et à la portée de tous. Pourquoi compliquer les choses ? . La vie est aimante et elle est aimable. Elle inclut tout, accepte tout, purifie tout.

C’est la non-vérité qui est difficile, qui est source de trouble. La non-vérité désire toujours, attend, exige. Etant fausse, elle est vide, perpétuellement à la recherche d’une confirmation et d’assurance. Elle a peur et elle évite l’examen. Elle s’identifie à n’importe quel support, si faible et transitoire soit-il. Tout ce qu’elle gagne, elle le perd et puis demande encore plus. Par conséquent, ne mettez aucune foi dans le conscient. Rien de ce que vous pouvez voir, sentir ou penser n’est tel. Le péché et même la vertu, le mérite et le démérite ne sont pas ce qu’ils paraissent être. Généralement le mauvais et le bon sont affaire de convention et de coutume, et suivant la manière dont on utilise les mots, on s’en éloigne ou bien on les accueille.

(…) Le temps est une succession d’instants ; chaque instant apparaît, sortant de rien et disparaissant dans le rien pour ne jamais réapparaître. Comment pouvez-vous construire sur quelque chose d’aussi fugace ?

Pour trouver ce qui est permanent, regardez-vous. Plongez profondément à l’intérieur et trouvez ce qui, en vous, est réel

(…) De quel Dieu parlez-vous ? Qu’est-ce que Dieu ? N’est-il pas cette lumière qui fait que vous posez cette question ? « Je suis » est Dieu aussi. La recherche aussi est Dieu. Par l’examen vous découvrez que vous n’êtes ni le corps ni le mental, mais l’amour du soi, en vous, pour lui-même dans tout. Les deux ne sont qu’un. La conscience qui est en vous et la conscience qui est en moi, deux en apparence, une en réalité, recherchent l’unité et ceci est l’amour.

(…) Rejetez les normes traditionnelles. Laissez-les aux hypocrites. Seul ce qui vous libère du désir, de la peur et des idées fausses est bon. Tant que le péché et la vertu vous préoccuperont, vous ne connaîtrez pas la paix.

En étant libre de tout désir et de toute peur, libre de l’idée-même d’être une personne.

Nourrir l’idée « je suis un pécheur, je ne suis pas un pécheur » est un péché. S’identifier au particulier est le seul péché qu’il y ait. L’impersonnel est réel, le personnel apparaît et disparaît. « Je suis » est l’Etre impersonnel, « je suis ceci », c’est la personne. La personne est relative, l’Etre pur est fondamental.

(…) Je vous demande simplement d’arrêter d’imaginer que vous êtes né, que vous avez eu des parents, que vous êtes un corps, que vous mourrez, etc. Essayez, faites un pas. Ce n’est pas si difficile que vous le croyez.

(…) Tel que je le vois, vous êtes tous sur une scène en train de jouer la comédie. Il n’y a aucune réalité dans vos allées et venues. Et de plus, vos problèmes sont tellement irréels.

(…) Arrêtez de blesser et vous-même et les autres, cessez de souffrir, éveillez-vous.

Commencez par mettre vos rêves en question ».

Commentaires

Ça c'est bien vrai!. Il n'y avait pas encore de formulaires d'état civil à remplir, du temps de Jésus, mais, à propos de cette foutue "nationalité" dont on nous rebat les quinquets, il disait à ses disciples de répondre:

Identité : Fils de la Vie (le "Père") ("dont le signe est un mouvement et un repos")

Sexe : ni homme ni femme; les deux en un

Nationalité : La Lumière qui nait d'elle-même

(Logion 50 de l'Evangile Selon Thomas)

C'est-i pas beau ça ?... Alors foutez-moi à la poubelle vos déguisements et soyez ce que vous êtes, nom-de-dieu d'bordel !

Écrit par : Paulo | 01/10/2010

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