Avertir le modérateur

16/06/2007

A Chat Perché

Cher Chat Perché,

Merci pour votre réponse. Il y a remerciement car tout ce qui provoque un éclaircissement ou rappelle à la clarté, se prolonge naturellement en gratitude. On ne remercie jamais assez.
Nous vivons une révélation, une transformation. Ce qui se transforme ce n'est pas ce que nous sommes fondamentalement, le "Tum" originel, authentique, qui est "hors-jeu", à l'arrière-plan, c'est le ricochet, le second "tum", l'expression. En prendre conscience c'est être alerte à démasquer l'imposture, la caricature qui, en tant que ricochet se donne de la valeur, se qualifie.
Et le chat perché "traqueur de robots" fait partie intégrante de cette vigilance instructive qui provient de notre nature impersonnelle, intemporelle.
Le premier Tum n'est pas tout à fait hors-jeu puisqu'il est la source du jeu, non-impliquée dans celui-ci, à l'arrière-plan non-manifesté. Avec le second "tum" apparaît l'espace-temps. C'est le monde qui est en nous, transportant le fardeau de sa mémoire, sa souffrance, son intelligence artificielle, etc... tout ce qui se révèle en faux. Mais la révélation ne s'effectue pas que dans un seul sens; la prise de conscience permet de prendre du champ; elle est d'essence lumineuse. Et là : attention à l'escroquerie, à ce qui ne va pas manquer de vouloir s'emparer de l'inappropriable, en provenance du second "tum", le premier "Tum" ne se révélant qu'en lui-même.
Une félicité rayonnante dont on ne peut parler est derrière ce jeu. Elle s'actualise dans le monde par cette secousse que vous évoquez, qui relève de l'aperception. Sur le plan perceptif il y a comme un écho. Tout ce qui nous entoure, tout ce que nous percevons, possède cette faculté très étrange de nous renvoyer constamment à la clarté, et parfois par l'occurence si peu ordinaire d'un chat perché. Cette remise en question appartient en propre au mouvement de la vie. C'est merveilleux ! c'est la preuve vivante de l'unicité dans la multiplicité. Par le biais des erreurs, des distractions et impairs, nous est donné cette information êtrique de tout ce que nous ne sommes pas. Il y a une éthique, une instruction, un "sens de la vie", dans la phénoménalité surgissante. Tout pointe vers la joie, la lumière. Rien n'y échappe. Tout dépend de la qualité observante, qui ne permet pas que l'on se substitue à elle en conceptualisant, en objectivant le Sans forme. C'est ainsi que l'ultime Sujet se fait connaître. Aujourd'hui, une part croissante de l'humanité - et il est grand temps ! - examine de près, avec son coeur et son intelligence, ces mécanismes du mental. Lorsque l'on est engagé dans cette perspective, c'est enthousiasmant !. Par élimination, par synthèse, la communication est en train de résoudre tout ce qui peut encore être observé comme dysfonctionnant, tout ce qui conduit le monde à la folie, à sa perte. Cette observation capitale ne dépend plus de la tête, mais de la vastitude, de la globalité de notre Etre. Elle est aidée. Par qui ? par quoi ?...par Cela qui voit, qui EST, antérieur à toute pensée, à toute ces broderies de la représentation mentale.
Je vous souhaite une bonne et belle journée.

12/06/2007

Réponse à Chat Perché

Bonjour Chat Perché, Ayant inauguré les commentaires, vous avez lancé ce thème de discussion : le mot "ordinaire", venant du latin, de la notion romaine de l' "ordre" - "l'ordre établi". Ce pourrait être un vaste sujet de discussion. Le mot comporte l'idée de la norme, de la conformité, de l'uniformité, aussi de la volonté de transformer ce qui est perçu comme chaotique, désordonné, d'organiser, de remédier aux dysfonctionnements, de clarifier le confus. "Ordinaire" se dit aussi d'une chose qui n'a aucune valeur, aucune qualité particulière. Il peut être alors pris dans un sens péjoratif, dépréciatif, culpabilisant, ou au contraire traduire l'humilité, la disparition de toute prétention personnelle, dans une immensité organique qui est par elle même "ordre", harmonie. Et cependant, nous pouvons observer une dichotomie qui semble relever de l'orthodoxie du langage, de cette orthodoxie fabricatrice d'objectivations. Dans le champ du relié, il n'existe aucune dépendance de l'ordre, qui apparaît alors comme une idéologie singulière, ignorant que la dualité du monde est saine, que dans cette extension, rien n'est séparé ni antithétique. En marge de "l'ordre établi", du convenu, fleurit la poésie, matrice de la réalité, elle-même matrice de la poésie. Du point de vue de "l'ordre", ce genre de blogs s'inscrit dans ce que les Renseignements Généraux qualifient d' "écrits relevant du délire mental, échappant au raisonnement classique" ce qui trahit une forme d'exclusion, et de volonté dirigiste au niveau de la conscience. C'est par pure sympathie et même reconnaissance profonde d'un vécu essentiellement poétique et métaphysique que peut s'accepter ou s'entrevoir l'emploi subversif du qualificatif: "pas ordinaire" qui je vous l'accorde, n'est pas exempt d'une interprétation suspiscieuse. Mais rejoindre la conscience qui est au-delà de l'esprit est infiniment plus simple que de s'interroger sans fin sur l'arbitraire, sur l'existence d'une chose empirique issue du monde phénoménal ou de s'imaginer une signification déterminante provenant du signe ou du langage. La vie la plus "ordinaire", dans son immédiateté présente et sensible, possède toujours en elle quelque chose de tout à fait extraordinaire, dans sa nature-même, qui n'a rien à voir avec la ou les normes définies qui n'en sont pas le reflet. La sensibilité artistique a le pouvoir de nous éjecter hors de toute norme, dans un sentiment de joie, d'émerveillement, d'expansion, auquel ne peut plus s'accorder l'adjectif "ordinaire" qui fait référence à une chose connue, habituelle, objectivée, voire dogmatisée. Il ne s'agit plus du "monde de tous les jours" auquel on fait si souvent référence, mais d'une ouverture accompagnée par un enthousiasme, d'un espace libre de la mémoire objective, d'une harmonie vivante qui ne semble pas tout à fait conscientisée dans le monde environnant, "ordinaire", bien que cette appréhension limitée au temps et aux images soit trompeuse par excellence. Ce "monde de tous les jours" est à mes yeux un concept terriblement réducteur, une espèce d'hypnose, une chose qui ne peut exister que dans la pensée, surement pas dans la réalité vivante, dans laquelle tout se transforme en permanence. Maintenant, les choses apparaissent dans ce monde avec soudaineté, dans la confusion, l'eau du limon, et les multiples distorsions de la perception, affectant ce qui se différencie, s'articule, traversant la psyché. A quelle "réalité" peut-on prétendre en de pareilles conditions ?... La seule chose que nous puissions faire, c'est vivre ce non-état, ouvert à ce qui se passe en nous et à ce que "l'autre" nous communique.

11/06/2007

Réponse à Chat Perché

Bonjour Chat Perché, Je ne saisis pas bien la teneur de votre commentaire. Pourriez-vous l'expliciter un peu ?. Il n'y a pas d'attente de quoi que ce soit - cependant, le dialogue est ouvert. Tout commentaire émergeant dans l'accueil que nous sommes est accepté, pris en considération. A quoi bon "décliner une identité" en émettant un commentaire ?... Et d'abord, quelle identité ?... La pratique courante des pseudonymes, en vigueur sur internet, ne pose pas de problème en elle-même. Est-ce ce protocle qui fait l'objet de votre objection ?... Qu'entendez-vous par " ce genre de communications" ?... Je ne saisis pas non plus à quel genre de "réussite" vous semblez faire allusion, en rapport avec l'anonymat. Je vous souhaite une excellente journée. TumTum

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu